vendredi 08 juin 2007

Un lynx m’a vu , ma vue , Joël BASTARD

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*

Une joue au sol. Calcaire sous la caresse d’une

mousse. La chair. Une plaque échappée de la

pièce montée. Tombée de la mémoire solide,

qui va au pied du mont sous l’envol de fou-

gères. La solide mémoire solide.

*

C’est contre toi que la nature s’expose. S’avance

et pousse. S’élève sur tes mots. Les épuise.

*

*

*

Joël BASTARD, LE SENTIMENT DU LIEVRE

poème, Gallimard, 2005, p.89.

samedi 03 juin 2006

Bienvenue à Denis Marulaz

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Objet : Vous avez dit Vendange ?

Je m'appelle Denis Marulaz, écriveur de Poésie et de théâtre.

Installé depuis peu dans la région lyonnaise,

je suis à la recherche de "champs de mots"partagés.

Serai-je le bienvenu parmi vous?

Je l'espère de tout coeur.

Vous trouverez ci-joint un document qui

donne un aperçu presque exhaustif

de mon travail d'écriture.

Merci par avance pour votre accueil.

Denis

vendredi 09 septembre 2005

"Aussi haut que nous le pourrons "

" La ruine désigne par métonymie une grandeur révolue et intacte, parle de la fin de cette dernière et met en relation sa présence objective avec la forme originelle qu’elle exprime par son état de délabrement ".

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" Je suis écrasé de lumière " hurle le Temps .

C’est un ordre

Je m’acquitte du prix de ma place

sur ce chaland

et libère les ombres par flots entiers,

roulis et tangages par les hublots brisés. "

" Alors les anciennes apparences, désormais sans valeur, restent encore pour

un temps en circulation…

Et le poète ne craint pas de l’avouer publiquement parce qu’il se préoccupe

non de la clarté bien définie d’une déclaration, mais des sinuosités même de son esprit qui ont des éclairs de lumière comme des ombres soudaines.

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Le langage tendu, familier, idiomatique, direct. Puis le désengagement, le repos final, une ellipse . Le temps précipité, émotionnellement palpable dans le rythme incandescent, haletant de sa phrase hachée, projette le lecteur – s’il est en sympathie- vers l’imminence toujours différée – et maintenant telle quelle de la cassure totale, de l’explosion. En lui la plainte s’intensifie face à la plainte des victimes devenues muettes. Car ces victimes ignorent les témoins.

Aucune mémoire, aucune image, aucune interprétation ne leur rendent justice.

L’image de leur douleur c’est le mutisme. Le poète n’est plus l’acteur forcé de participer au grand théâtre de la vie par un destin inexorable

[…]

La transcription immédiate, dénudée, d’une vision incarne la

sincérité du poète qui refuse de filtrer le langage

qui " prend les mots comme il les trouve " et les compose -sans distorsions qui nuiraient à leur signification exacte – en une expression intense de ses perceptions et de ses ardeurs afin qu’ils constituent une révélation dans le discours qu’il emploie " .

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par Herbert Ash " Les ruines circulaires de Jean-François Patricola "

dans : Aussi haut que nous le pourrons / Aventures dans le commerce de la poésie

Recueil de textes publié par Monsieur Toussaint Louverture –Association loi 1901

Pour des navires éditoriaux insubmersibles , JUIN 2005, p.241-245

samedi 20 août 2005

Nicolas Grégoire

Ses textes sont troublants, j'en montre certains qui me paraissent moins "durs" que les premiers lus , il est difficile d'accompagner quelqu'un dans une démarche d'écriture car il y faut un élagage que seul l'auteur peut accomplir en prenant conscience des effets de son texte sur différents lecteurs. Le critère de lisibilité élargie aux non proches est important.Ce que je choisis dans les textes de Nicolas sont ceux que je crois pouvoir sinon comprendre en totalité tout au moins accueillir. J'aimerais qu'il ait d'autres lecteurs qui rebondissent ou réagissent.

L'eau du puit entretient les réverbères.

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Jusqu'ici

Lorsque l'oxygène s'est imposé à moi, je ne me doutais évidemment pas de l'absurdité de ces planches sur lesquelles je venais d'être jeté.
La schizophrénie se déclarait, j'en étais le détonateur involontaire. Je me rappelle de ces notes apportées dans une salle blanche et médicamenteuse, de ces veines éclatées suite aux coups donnés sur mes joues, de la haine paternelle perversement déposée , d'une overdose chimique ayant tenté de me noyer et à laquelle j'ai répondu en taillant une pomme...ce qui n'est pas refoulé. Je me défendais en crochetant les musaraignes. Il tourne autour de ces souvenirs une odeur de cendres froides.
L'alcoolisme et sa compagne se rapprochèrent alors. Des morceaux de verre dépeçaient l'arcade de mon père, les coups n'épargnaient aucune matière, la corde martyrisait la poutre, je fus à plusieurs moments offert à la nuit car il disait aimer cette Violence. Ils burent puis baisèrent encore avant d'entailler les cris, les vitraux et nos enfances. Mais la fin était véritable cette fois.

L'uniforme aux mots inoubliables, lui, sécha ma rage.

Les mensonges et les bouteilles s'agglutinent toujours aujourd'hui même si la névrose créée est autre. Ils déterrent régulièrement les souvenirs taiseux lors de leurs accouplements égocentriques. Je fuis alors ces faibles reproductions en m'endormant dans des feuilles de papier, serré contre les mots arrachés. C'est le seul endroit où les mauvais rêves passés pénètrent peu.

Les réverbères se confondent avec les étoiles filantes et fredonnent une comptine afin de consoler les carrières d’ocre.

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Où la voix est calme, douce pour ne pas effaroucher la poussière parfumée.

Ce que l’Ami appelle l’amour passion est cet Iris où je plonge précieusement, poèmes annotés.

Liberté

Les larmes désaltèrent les fleurs mais elles font tourner ton moulin.

LA FAILLE de l'éphémère réside dans le bruit des brindilles, étouffées sous la paume du Puisatier.

LA NUIT enveloppe l'ivresse dans un drap secrètement inondé. Très loin, patiente et tremble l'aurore, cette main attachée au réel.

L'ECHARPE déployée là où le nymphale gris se rapproche de la cendre, elle posa ses lèvres sur un chemin de parélie.

LA TRISTESSE s'emplit d'Aube, consume cette chimère, chante le refus... l'absence, ce serrement de gorge.

LA CORDE se tresse autour des doigts, ces doigts touchés par l'araignée translucide. Lyon_la_nuit_011

L'AMOUREUSE ne le sait pas.

ELLE...

Bienveillance

A Armand Dupuy

Bienveillance

Noyé dans le pourpre, tu libères un papillon.

Déchet

La tête sur le ciel, la péniche est chargée. Elle remonte le fleuve sans fond où ne se reflètent que les ombres. Tu regardes s’en aller le train, laissant le soleil derrière l’armature de fer. Les cercles s’éloignent, brouillant un peu plus les saisons. Ainsi notre pluie peut toucher l’autre rive de ses doigts.

Mon plus bel ami virtuel

Quand le ciel s’effiloche, le serpent érode les routes. Les pensées descendent alors vers le Sud. Entraînantes et bienveillantes, je les protège à l’aide de quelques bulles. Bercées dans le métal, elles effleureront les vignes. Le papillon blotti aux doigts suffira au timbre.

_________________________________________________ NICOLAS GREGOIRE , ENTRE-DEUX ROUGEOYANT [Extraits]

jeudi 04 août 2005

n'attends pas du jardin...

n'attends pas du jardin

Jardin_sauvage

le nuage n'est pas

une proie pour tes yeux

le silence de l'étoile

ignore tout de tes nuits

*

je lis sur ton visage

l'aveu de solitude

je vais suivre ton ombre

oublier mon chemin

perdre tout sauf le chant

que tu donnes à entendre

__________________

Marc Dugardin,L'écoute infiniment,

Rougerie,1999,p.31

vendredi 22 juillet 2005

Parti pris des choses ,à la Françis Ponge

Des phrases qui font sourire tant elles sont vraies et vulnérables ( sur Mallarmé) :

"Le langage ne se refuse qu'à une chose, c'est à faire aussi peu de bruit que le silence."

Oingt_17_juillet_2005_et_poule_091

"Il y a autant de hasard d'appétition que de hasard d'imagination. Autant de hasard de "il faut vivre" que de hasard de "on ne peut vivre"."

Françis Ponge, Le parti pris des choses,

nrf Poésie/Gallimard, 2004, p.136-137.

mardi 28 juin 2005

Armand Dupuy, rencontré par "non-hasard"

                           SENSIBILITE PASSANTEArmand_dupuy_002

agrégats - Armand Dupuy

L’analyse poétique bascule les sens altruistes. A quoi bon défaire les liens ambiants ?

***

Ambiguïté

D’une fécondité tangente au caténaire lunatique, la lumière éparpillée est descendue des arbres. Là où se mêlent les racines mousseuses imbibées, le lichen impassible attiré (une poursuite, sous le métal, la craie liquide) par la claustrophobie cardiaque, cette commune complaisance, consume le tissu de nos doigts décroisés.

…autrement indispensables.

***

Sourire imaginatif

Ces doigts emmitouflés, des sièges laineux. Un manque ? Je croise encore cette sensibilité, passante près de l’échappée des livres. Où la voix est calme, douce pour ne pas effaroucher la poussière parfumée.

Ce que l’Ami appelle l’amour passion est cet Iris où je plonge précieusement, poèmes annotés.

***

… et mystère

L’alignement se répète près des Iris, bruns. Unique recueil… déposé entre vos mains, le doigt touché, l’au revoir, amer. En dehors, si l’on veut croire… en l’intérieur, complaisant, l’entre-deux trace… les sourires, les regards noueux… le rêve, passager… toujours.

***

____________________________________________

Envoi de Nicolas Grégoire, l'ami d'Armand Dupuy

dimanche 26 juin 2005

Le poste désert

"Une route attire les yeux au point de mire.

Toute route ! Mais celle-là qui part du coeurCorse15

et se perd dans les brumes proches, à venir,

aspirée par le grondement muet du gouffre,

le souffle au coeur,l'énorme souffle sans odeur,

je la connais avec ses arbres à contre-jour,

et les cris des oiseaux venus d'un autre monde.

Quels cris ? On n'entend crisser que les corps qui

souffrent

(baignés d'un soleil noir qui monte à contre-jour).

Un seul poste désert, quand la route est coupée.

La voix du fond répond : le creux en toi te sonde.

Maintenant, dans ton coeur, où le temps s'est vidé."

Jean Mambrino, Le chiffre de la nuit , Corti .

cité dans

Anthologie de la poésie française du XX° siècle **,

nrf Gallimard,2000, p.222.

jeudi 16 juin 2005

Les petits fruits fendillés à trier, Jean GIONO

Poule_1

"Le berger qui ne fumait pas alla chercher un petit sac et déversa sur la table un sac de glands. Il se mit à les examiner l'un après l'autre avec beaucoup d'attention, séparant les bons des mauvais. Je fumais ma pipe.Je me proposai pour l'aider. Il me dit que c'était son affaire. En effet en voyant le soin qu'il mettait à ce travail, je n'insistai pas. Quand il eut du côté des bons un tas de glands assez gros, il les compta par paquets de dix.Ce faisant, il éliminait   encore les petits fruits ou ceux qui étaient légèrement fendillés,car il les examinait de fort près.Quand il eut ainsi devant lui cent glands parfaits, il s'arrêta et nous allâmes nous coucher.

  La société de cet homme donnait la paix. Je lui demandai le lendemain la permission de me reposer tout le jour chez lui. Il le trouva tout naturel, ou, plus exactement, il me donna l'impression que rien ne pouvait le déranger."

_______________________________________

Jean GIONO, L'homme qui plantait des arbres,

illustré par Willi Glasauer,

Folio Cadet,Gallimard-Jeunesse, 2004, pages 19 à 21

Livre offert par Loupiotte et reçu par la poste sous enveloppe décorée... Encore un arbre à dorloter !  Et... une belle métaphore de l'écriture...

Merci Frangine !

mercredi 13 avril 2005

L'itinéraire des terroirs

"Que vois-tu autour de toi ?

des chagrins,

la soumission,

les désirs opposés

du partir et du rester...

A quelles attractions

se résoudre

lorsque tant de forces

nous traversent,

contradictoires,

pour nous ancrer

à la place d'origine.

Où fuir

et défier

l'itinéraire des terroirs.

Image_trouve_sur_internet 

Tant de perfection technicienne,

à l'entour

alors que s'éparpillent

en nous

les éclats

de nos vies

désarmées.

Yves Simon dans "Le souffle du monde"

LIBRIO -   pages 100-101 , 2001

dimanche 13 février 2005

Le long d'un amour, François Cheng

Ce qui peut se dire

ne se dira pas

*

Ici_et_l Ce qui ne le peut

sera dit sans cesse

*

Quel jour quelle nuit

quel moment d'oubli

*

Brisures Surgi du tréfonds

le pur dit humain

*

Rompant les entrailles

à fleur de peau, d'âme

*

Transmuant tout désir

en appel-écho

***

Photos_pour_blog_172

François Cheng

Le long d'un amour

Arfuyen, 2003, p.45

vendredi 28 janvier 2005

Dans les châteaux sombres...

chaque mot

est une lampeCaf_franais          Café Français            

Joël VERNET - Lâcher prise - L'Escampette -2004

                                                                                        

                                                                                           

                                                                                             

                                                                                          

mercredi 26 janvier 2005

Voir, lorsqu'on y pense

"Voir, lorsqu'on y pense, c'est construire un rapport

critique au monde, c'est reconnaître pour autre ce que

l'on perçoit et accepter de nous le représenter comme tel.

Voir est un acte, "l'oeil voit comme la main prend"

écrivait Paul Nougé. Belle idée en effet où l’intuition

des poètes rejoint l’observation des savants et Bernard

Noël ne dit pas autre chose qu’André Leroi-Gourhan

lorsqu’il écrit dans son Journal du regard : "La main

a saisi la première ressemblance. Réellement saisi, mani-

pulé. Et ce fut ce geste qui ouvrit le corps aux images,

quand le doigt reconnut son complément dans un mor-

ceau de bois, et l’ongle dans un éclat… "(Noël,1988 :20).

Oui, c’est sûrement la main qui saisit la première

ressemblance, mais c’est peut-être le regard qui perçut la

différence . Dans cette articulation secrète, originelle entre

l’œil et la main, c’est bien l’œil qui contient à la

fois le vu et le regard (Noël,1988 :17).

Aussi étrange que cela puisse paraître, il semblerait

que l’on ne commence à voir que lorsqu’on est dans

l’incertain, dans un flou mental comme lors de ces

périodes charnières où les choses, les façons de faire,

les traditions, les rites portent encore leur nom, sont

encore inscrits dans une sorte d’obligation sociale mais

et n’ont plus l’efficacité promise dans leur définition.

Tout un chacun connaît ou a connu ce genre de " découverte "

sur le plan personnel et psychologique, mais la chose est

moins connue du point de vue de l’anthropologie et de

l’histoire. Ce sont ces passages de l’invisible à l’entre-vu,

du " possiblement-vu " au vu et à la diffusion de la vision

qu’il faudrait étudier pour comprendre comment naissent

les regards ".

Pascal Dibie [Ethnologue], La passion du regard,

Essai contre les sciences froides,

Editions Metailié, 5 rue de Savoie 75006 Paris, 1998

Diffusion Seuil,p.23-24.

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ASSOCIATION "LA CAUSE DES CAUSEUSES"

août 2008

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BRIBES DE POEMES Cueillettes de la Cause

  • Dimanche 3 Août  2008,  Boris PASMONKOV
    Chaque Jour = UN EXTRAIT + UN AUTEUR + UNE JAQUETTE ! · Tout est archivé au fur et à mesure dans l’Album correspondant dans la colonne latérale. · Il s’agit d’un Espace simplifié de présentation et de dégustation de la langue singulière des poètes. Il n’y a aucun commentaire . · Les liens internet s’il existent figurent dans les Typelistes de la Cause des Causeuses. · Le choix est parfaitement subjectif relié à tout ce qui constitue ICI l’environnement ordinaire de la Cause des Causeuses.

Le Gué Vouloir

  • Tu sais, quand vient le soir...
    Je réalise tout à trac que nous n'arrêtons pas de traverser des ruisseaux, des rivières, des fleuves, des mers et des océans avec nos pratiques internautiques. Nous ne cessons pas d'empierrer les échanges avec des mots et des images, comme pour permettre ou orienter le passage d'une rive à l'autre et ça finit par construire un paysage complètement inattendu et fabuleux... J'appelle cela "Le Gué Vouloir" de mes libres cueillettes dans les mots échangés et prolongés sur ce blog. (Copyright) nom de plume et d'édition ( en virtuel ) ___________________________________________________________

VENDANGEURS & VENDANGEUSES 2008

Les commentaires récents

bobi + bobi illustration

AUTOUR DE CHARLES JULIET Découverte de l'Oeuvre

Herbier d'Images

  • Réparer son Vélo
    L' Herbimagier , comme un cahier d'images hétéroclites engrangées au fur et à mesure, voulues intemporelles et libres de regard...

En Poémie Amie

  •  Valérie CANAT DE CHIZY, Entre le verre et la menthe
    ICI, vous trouverez un choix de textes que je glane au fil de mes mouvements de lecture . Je les prélève dans la poésie de mes ami(e)s : Frères et soeurs de plume comme on dit frères et soeurs de lait Entrez-donc dans La Voix Lactée...

LES LIENS QUI CAUSENT AUTREMENT

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VENDANGES POSTALES & POETIQUES 2008

  • 4ème édition des VENDANGES D’ ART POSTAL ET POETIQUE DE LA CAUSE DES CAUSEUSES
    EN ECHO AU SUPERBE THEME DU PRINTEMPS DES POETES : L'ELOGE DE L'AUTRE !